Plan stratégique d'intervention en environnement sur le territoire des Îles-de-la-Madeleine

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Profil du territoire

Le profil du territoire est l’élément de base du plan stratégique d’intervention en environnement. Il a pu s’établir grâce au bon questionnement des acteurs sur les causes et les effets des problématiques environnementales, qui s’avèrent indissociables du contexte social et économique des Îles et, par là même, du contexte de gouvernance. Ce profil a été établi dans un processus d’échange et de mise à jour constant, en s’incarnant tout d’abord dans la réalité quotidienne de la gouvernance des Îles.

1. Profil biophysique

L’archipel des Îles de la Madeleine émerge dans le golfe du Saint-Laurent, à quelques centaines de kilomètres des provinces atlantiques et de la péninsule gaspésienne. Il comprend une quinzaine d’îles et d’îlots dont sept sont reliés par des cordons de sable, et huit sont habités.

Très original sur le territoire québécois, le milieu naturel de l’archipel est fortement influencé par le climat maritime et par la dynamique d’échange entre le Saint-Laurent et l'océan Atlantique. Les vagues et vents forts, les brouillards fréquents et la douceur du climat conditionnent de façon toute particulière la végétation des Îles, qui s’apparente davantage, avec ses forêts rabougries et ses écosystèmes dunaires, à celle des plaines côtières atlantiques. De longs champs dunaires érigés progressivement entre les îlots rocheux créent un environnement propice à une faune et une flore uniques au Québec. Ces milieux dunaires, en plus d’assurer le lien routier et la distribution de l’énergie entre les Îles, sont à l’origine de la formation de lagunes et de bassins peu profonds qui maintiennent des échanges avec la mer et permettent notamment le développement d’habitats très riches en biodiversité. Les zones urbanisées sont construites sur des noyaux rocheux de faible relief, constitués de deux couches géologiques principales surmontant des diapirs de sel. La couche supérieure est composée principalement de grès rouge et de grès gris-vert, reconnus pour leur friabilité.

Les milieux côtiers terrestres et marins, fortement exposés aux vents et vagues de tempêtes, sont très dynamiques, et en constante évolution. Dans le contexte du changement climatique, cette évolution apparaît de plus en plus rapide, ce qui prescrit un renforcement toujours plus grand de notre capacité à y faire face et s’y adapter.

Les milieux naturels et les services qu’ils engendrent sont décrits plus en détail, un à un dans les articles qui suivent. Mais avant d’y plonger, quelques éléments du profil socio-économique et de gouvernance sont présentés.

2. Contexte socio-économique et de gouvernance

Les Îles de la Madeleine sont isolées au centre du golfe, à proximité d’une importante route maritime internationale reliant l’Atlantique et les ports des Grands Lacs et du Saint-Laurent. Cette position centrale, bien que stratégique pour le Québec, les dote d’emblée d’une vulnérabilité particulière par rapport aux territoires continentaux.

La densité d’occupation du territoire est très forte, vu son exiguïté. En été, plus de 54 000 visiteurs partagent, avec 13 000 Madelinots, une superficie terrestre de 202 km2.

Le territoire comprend deux municipalités, celles des Îles-de-la-Madeleine et de Grosse-Île qui comptent respectivement 96 % et 4 % de la population. Ces municipalités sont regroupées au sein de l’agglomération des Îles-de-la-Madeleine. Dans le contexte insulaire, ce statut d’agglomération semble conférer un grand désavantage, notamment vu le déséquilibre important entre l’ampleur des responsabilités assumées localement et la non-disponibilité des financements qui permettraient leur prise en charge [1]. Toujours d’un point de vue administratif, le territoire est considéré telle une partie de la grande région de la Gaspésie (et des Îles). Ces deux entités étant complètement distinctes sur le plan géographique (culturel, économique, social, biophysique), cet amalgame ne peut reposer sur des bases solides ou cohérentes, ce qui accentue la vulnérabilité du territoire et de ses communautés. Ces aspects réaffirment un constat reconnu par de nombreuses instances, sur la nécessité pour les Îles de se doter d’une vision et de moyens financiers et humains assurant une plus grande autonomie d’intervention à l’échelle du territoire [2].

Le rythme des activités économiques axées surtout sur la pêche et le tourisme, mais aussi sur quelques secteurs émergents, est particulièrement intense durant la période estivale, et repose en grande partie sur la qualité des paysages, de l’eau, des habitats marins. Cette situation interpelle les élus et les résidents non seulement à poursuivre la diversification des activités et à maintenir un certain niveau d’activités tout au long de l’année, mais aussi à veiller au maintien et au renouvellement des écosystèmes et des ressources qui supportent cette économie.

En regard de la gouvernance, le graphique suivant illustre le nombre important d’acteurs et d’organismes agissant à différentes échelles sur les territoires terrestre et maritime, ce qui révèle une certaine fragmentation des champs de compétence et des interventions en matière d’aménagement et d’environnement, ainsi qu’une fragmentation des expertises, des regards et des perceptions que portent ces acteurs sur le territoire.

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3. Thèmes abordés pour élaborer le profil du territoire

Dans les rubriques suivantes se trouvent les profils des dix thèmes environnementaux retenus pour représenter la réalité environnementale du territoire et imaginer son évolution :

  1. Biodiversité (à lire en introduction, pour comprendre la démarche)
  2. Air
  3. Dunes et plages
  4. Carrières et sablières
  5. Forêts
  6. Milieux humides
  7. Eaux souterraines
  8. Sols
  9. Sols agricoles
  10. Milieux aquatiques (comprend les milieux marins, les plans d'eau intérieurs et les cours d'eau)
1.
Dans le contexte insulaire, l’agglomération assume aussi, sans en avoir le statut, des compétences régionales de MRC (schéma d’aménagement, évaluation municipale, sécurité publique, etc. (CRÉ/CRNT, Plan régional de développement intégré des ressources et du territoire. Région administrative Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine (2010)).
2.
Les instances ayant reconnu cette distinction à l’intérieur de programmes ou politiques sont énumérées ici : ministère des Ressources naturelles et de la Faune, Conférence régionale des élus Gaspésie Îles-de-la-Madeleine, Stratégies Saint-Laurent, ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, etc.
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Le Plan stratégique d'intervention en environnement sur le territoire des Îles-de-la-Madeleine est une réalisation d'Attention FragÎles en concertation avec les acteurs en environnement aux Îles-de-la-Madeleine.