Plan stratégique d'intervention en environnement sur le territoire des Îles-de-la-Madeleine

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Eaux souterraines - Profil complet du milieu

  • Aux Îles-de-la-Madeleine, la totalité de l’eau potable provient de la nappe phréatique. Pour cette raison, la source d’eau est classée source irremplaçable selon le système de classification des eaux souterraines du ministère de l’Environnement, du Développement durable et des Parcs (MDDEP).
  • Les cours d’eau modestes et souvent intermittents, autrefois utilisés, semblent aujourd’hui inutilisables ou insuffisants comme source d’approvisionnement.
  • Les nappes souterraines sont alimentées par l’eau de pluie et la fonte des neiges ; elles absorbent environ 30 % des précipitations annuelles. L’autre portion des précipitations ruisselle vers la mer ou s’évapore.
  • L’eau potable est caractérisée par la nature du sol que les précipitations traversent avant d’atteindre la nappe, située à plusieurs dizaines de mètres de profondeur [1]. Les sols filtrants constituent la principale protection des nappes contre les contaminants de surface.
  • Le seul aquifère exploitable aux Îles-de-la-Madeleine est situé dans la formation géologique du Cap-aux-Meules (membre de l’Étang-des-Caps et plus accessoirement, membre de L'Étang-du-Nord), constituée de grès rouge ou gris-vert. Quoique très vulnérable à la contamination par les eaux salées (ces grès sont largement en contact avec le littoral, donc avec une masse d’eau salée), cette unité constitue le meilleur aquifère compte tenu de sa grande perméabilité. Il s’agit du seul aquifère capable de fournir de forts débits [2].
    Hydrologie
  • À mesure que l’on prélève de l’eau, le niveau des nappes exploitées baisse, mais tranquillement et de façon non homogène d’un secteur à l’autre [3].
  • Les eaux souterraines constituent non seulement la principale source d'approvisionnement en eau potable, mais elles alimentent aussi des biotopes tels que les marais, les sources ou les zones humides.

1.1. Approvisionnement en eau potable

  • Près de 90 % de la population madelinienne est desservie par l’aqueduc municipal, qui pompe l’eau des sources souterraines. 28 puits municipaux sont répartis sur les îles du Havre-Aubert, du Cap-aux-Meules et du Havre-aux-Maisons. Les résidents des autres localités – un peu moins de 10 % de la population – s’approvisionnent à partir de puits privés [4].
  • Les résidents non reliés au réseau ne puisent pas nécessairement l’eau dans les nappes exploitées par la municipalité. Il existe plusieurs nappes différentes, où l’on trouve des zones d’échanges d’eau [5].
  • Des données détaillées sur le potentiel des nappes exploitables sont disponibles pour les îles desservies par le réseau d’aqueduc : Havre-Aubert, Cap-aux-Meules et Havre-aux-Maisons. Plusieurs zones potentielles pour l’implantation de nouveaux puits municipaux y ont été identifiées.
  • Des analyses de l’eau et plusieurs levés électriques complémentaires ont fourni des données intéressantes pour les îles de Pointe-aux-Loups, Grosse-Île et Grande-Entrée.
  • Une bonne quantité d’eau douce, non exploitée, est actuellement disponible. Par exemple, à l’Étang-du-Nord, environ 16,000 m3 d’eau douce sont disponibles et seulement 14 % est intercepté.
1.1.1. Aspects économiques liés à l’approvisionnement
  • L’eau embouteillée coûte 1000 fois plus cher que l’eau municipale distribuée : l’eau municipale coûte environ 0,60$ le mètre cube à produire (électricité, opération, entretien), donc 0,60$ pour 1000 litres ; alors qu’un litre d’eau embouteillée coûte environ 0,60$ [6].
  • En 2001, les coûts d’implantation d’un nouveau puits étaient estimés entre 300 000 et 500 000 $ [7].

1.2. Qualité de l’eau dans les réseaux d’aqueduc

  • Globalement, la qualité de l’eau potable municipale respecte les normes du ministère du Développement Durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec (MDDEP). Aucun système de purification de l’eau n’est requis actuellement.
  • Perceptions : encore aujourd’hui, dans les discours, et selon les villages, on constate une certaine perte de confiance de la population à l’égard de l’eau potable. Plusieurs préfèrent acheter une eau embouteillée. « Il semble qu’il y ait eu de la désinformation dans le passé, surtout avant l’implantation des réseaux d’égouts. Depuis le milieu des années 1990, les secteurs névralgiques ont été dotés de réseaux d’égouts, les avis de bouillir l’eau sont moins fréquents, et la confiance revient. » [8]
1.2.1. Paramètres physico-chimiques
  • L’eau des nappes est d’excellente qualité, bien que parfois légèrement dure ou ferrugineuse, selon les endroits [9]  ; sa teneur en fer, en calcaire, en magnésium et en calcium est relativement élevée. Néanmoins, ces paramètres respectent la réglementation provinciale, aucun ne met à risque la santé humaine (les métaux lourds sont en très faible concentration) et certains des paramètres sont de 5 à 10 fois en-dessous des seuils permis. Des analyses physico-chimiques sont effectuées de une à quatre fois par année sur les réseaux d’aqueduc [10].
1.2.2. Paramètres bactériologiques
  • Vu la bonne qualité bactériologique de l’eau, aucune désinfection n’est requise. La présence de réseaux d’égouts autour des puits municipaux et l’absence d’épandage de fumier à grande échelle ou dans les zones de protection des puits explique la qualité de ces paramètres. La réglementation oblige une analyse bactériologique hebdomadaire sur chacun des réseaux (donc quatre analyses à Cap-aux-Meules, deux à Havre-aux-Maisons et deux à Havre-Aubert).
  • Autrefois, et encore aujourd’hui mais plus rarement, des avertissements de bouillir ont été émis. Les normes de qualité étant très sévères, le moindre dépassement des normes bactériologiques engendre un avis de bouillir jusqu’à ce que des analyses additionnelles aient pu démontrer le retour de la qualité de l’eau distribuée ou que des travaux correctifs apportent le même résultat. La qualité de l’eau peut être sans risque pendant toute la durée de l’avis de bouillir, mais il est impossible de le savoir exactement avant que toutes les analyses n’aient été complétées. Cette contamination bactériologique peut aussi être sans risque pour la plupart, mais risquée pour les personnes vulnérables. Le principe de précaution s’applique malgré tout pour réduire les risques et transmettre un message clair à la population [11].
1.2.3. Paramètres organiques (benzène, produits pétroliers, etc.)
  • Les résultats des analyses sont toujours bien en deçà des normes. L’absence d’épandage de pesticides à grande échelle, l’absence d’industries chimiques sur le territoire et l’aspect filtrant du sol explique cette qualité. Des analyses organiques sont réalisées de 1 à 4 fois par année sur l’eau du réseau d’aqueduc [12].

1.3. Qualité de l’eau de captage dans les secteurs non raccordés

  • De façon générale, la qualité bactériologique de l’eau de captage dans les secteurs de l’archipel non desservis par le réseau d’aqueduc semble bonne. D’un point de vue physico-chimique, la présence de nitrates et de nitrites est qualifiée de préoccupante, sans toutefois être alarmante. Ces contaminants pourraient être reliés à des installations septiques inappropriées [13].

2. Pressions sur la ressource en eau

2.1. Consommation résidentielle et industrielle

  • En 2005, l’utilisation d’eau était de 495 litres d’eau par personne par jour (l/p/j) (incluant les entreprises). En 2009, elle était de 504 l/p/j [14]. Une famille consomme en moyenne 1 m3/jour.
  • Au Québec, la consommation moyenne est de 424 l/p/j ou de 800 l/p/j en incluant les entreprises. Au Canada, elle est de 329 l/p/j ou de 600 l/p/j en incluant les entreprises [15]. En France, elle est de 150 l/p/jour, excluant les entreprises.
  • On estime que seulement 1 à 2 % de l’eau utilisée par les résidents est destinée à la consommation. (La balance n’aurait donc pas à être potable et pourrait être récupérée.)
  • Les usines de transformation de produits marins sont les plus importants consommateurs d’eau sur l’archipel. La disponibilité d’une eau de qualité est essentielle aux activités des principaux secteurs économiques (pêche et tourisme).
  • Les autres consommateurs de plus de 5 m3/jour sont listés ici : centrales thermiques, Polyvalente des Îles, CTMA (bateaux), Nettoyeur Arsenault, piscine régionale, écoles, hôtels, campings, HLM, quais, centre d’achats, lave-autos, fermes (une à deux entreprises de production animale atteignent ce niveau [16]).
  • Il n’existe aucun puits de captage d’eau de source à des fins commerciales [17].

2.2. Intensité du prélèvement

  • Les prélèvements par les captages municipaux ont une forte influence sur la disponibilité de la ressource et sur le comportement de l’interface eau douce/eau salée [18].
  • Chaque réseau possède une réserve d’eau potable pouvant approvisionner la population pendant 24 h. Normalement, on utilise en moyenne de 50 à 70 % de la capacité maximale des puits. L'été, l'utilisation se situe autour de 85 % et dépasse parfois 100 %. Lors des périodes de grande utilisation, le maximum est pompé pendant quelques jours.
  • La période cruciale est fin juin, début juillet. Cette pression additionnelle provient d’un accroissement des besoins pour tous les usagers : arrosage, lavages extérieurs, usines de transformation des produits marins, tourisme, horticulture, construction routière, drainage des réseaux, etc.
  • La répartition spatiale des prélèvements n’est pas homogène sur la surface de l’île. Les captages sont souvent implantés en regroupements serrés impliquant des secteurs où la nappe est très fortement sollicitée [19].
  • La capacité maximale de pompage est régie par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP). « La surveillance est sous la responsabilité de la Municipalité. La règle est de toujours garder le niveau de l’eau au-dessus du niveau de la mer. À titre de référence, lorsqu’on a 1 mètre d’eau au-dessus du niveau de la mer dans le sous-sol, on a 40 mètres d’eau douce en dessous. »
  • La proportion des nappes exploitables (eau disponible) prélevée, autour de l’année 2 000, était la suivante [20]:
    • L’Étang-du-Nord et Cap-aux-Meules : 14.7 % de 16 944 m3 par jour (proportion de l’eau disponible)
    • Fatima : 11 % de 9 614 m3 par jour
    • Île du Havre-Aubert : 13.5 % de 11 735 m3 par jour
    • île du Havre-aux-Maisons : 13.5 % de 5 767 m3 par jour
  • Par ailleurs, entre les années 2005 et 2010 environ, selon les connaissances approximatives de la Municipalité, chaque réseau prélevait en moyenne [21] :
    *Le maximum possible correspond au maximum qu’il est possible de pomper avec les puits existants, s’ils pompent 24 heures dans une journée.eaux-souterraines - eau graphique
    • L’Étang-du-Nord et Cap-aux-Meules : 2500 m3/jour sur un maximum possible* de 3119 m3/jour
    • Fatima : 1062 m3/jour sur un maximum possible de 1475 m3/jour
    • Île du Havre-Aubert : 1584 m3/jour sur un maximum possible de 1845 m3/jour
    • île du Havre-aux-Maisons : 782 m3/jour sur un maximum possible de 1250 m3/jour
  • Dans le cadre de l’étude hydrogéologique, en 2004, des scénarios de pompage ont été testés : on a évalué l’effet d’un scénario de pompage trois fois plus élevé que le débit actuel. Dans ce scénario, seulement 4 à 5 puits municipaux étaient susceptibles d’être menacés d’intrusion d’eau saline.

2.3. Fuites dans le réseau d’aqueduc [22]

  • Il existe un programme de détection de fuites et un programme de suivi de l’eau distribuée.
  • Le dernier bilan de l’eau pour les Îles (BPR, Bilan de l’utilisation de l’eau potable, années 2004 à 2007), date de mars 2009 [23]. En considérant une consommation d’eau de 250 L/p/d pour le secteur résidentiel, on évalue qu’entre 18 % et 36 % de l’eau distribuée est perdue en fuites.
  • On peut aussi, par déduction, évaluer le niveau de fuites en soustrayant la consommation nocturne de l’eau des débits distribués la nuit dans les réseaux. Avec cette méthode, le taux de fuites oscillerait entre 3 et 13,6 m3/km/d. Ces taux correspondent aux objectifs de l’AWWA [24], et « sont raisonnables : il est impossible de réduire les fuites à zéro » [25].
  • Dépendamment du secteur, une partie de l’eau perdue dans le réseau pourrait retourner à la nappe.
  • Bien que les travaux majeurs réalisés récemment, entre autres dans le secteur de Fatima, aient permis de diminuer considérablement les fuites, le réseau est vieillissant. Le secteur de Cap-aux-Meules est particulièrement sensible à l’heure actuelle.
  • Dans les sols de terre argileuse, très communs aux Îles, les conduites d’aqueduc se détériorent plus rapidement, en particulier lorsque les conduites sont en fonte (le sol argileux est plus corrosif que le sol sablonneux). Les conduites de plastique ne sont, quant à elles, pas affectées par la corrosion.

2.4. Contamination par intrusion d’eau saline

  • Figure : LentilleLorsqu’une nappe est exploitée avec un trop fort débit, il existe un risque de contamination de l’eau douce par l’eau salée [26]. La couche d’eau salée comble le vide créé par le pompage.
    • C’est ainsi que la nappe souterraine de la pointe de la Grande Entrée fut contaminée dans les années 1950 [27], à la suite d’un surpompage (les puits ne pourraient être utilisés aujourd’hui qu’avec un très faible débit).
    • À Cap-aux-Meules, une remontée importante de l’interface eau douce/eau salée a aussi été enregistrée entre 1964 et 1976 (121,9 m, pour un débit d’exploitation présumé de 18,9 L/sec. (250 glpm)). Depuis 1976, dans ce même secteur, la remontée n’a été que de 8 m avec un débit d’exploitation 5 fois moindre [28].

2.5. Contaminants du sol et des cours d’eau

  • Vu la grande perméabilité des sols et du soubassement rocheux, les nappes sont vulnérables à la contamination par les rejets au sol et dans les cours d’eau [29].
    Figure : Flux de pollution
  • Lixiviat des terrains contaminés (il en existe environ 12 : anciennes stations d’essence, ancien dépôt local pétrolier, sites d’entreposage de BPC, site ancienne centrale thermique, anciens dépôts d’huiles usées, ancien site de production de bitume) et des sites de dépôts clandestins (métaux lourds, réservoirs d’huiles, déchets dangereux). Pour en savoir plus sur les terrains contaminés, voir aussi le thème "Sols".
  • Lixiviat des cimetières (classé comme une source potentielle de contamination dans les travaux du groupe Madelin’EAU, à considérer au moment d’établir les périmètres de protection des puits).
  • Déversements accidentels ou manutention de produits dangereux au sol
    • Stations-service et garage de réparation automobile (hydrocarbures, métaux lourds)
    • Aéroport (le glycol est utilisé durant les opérations de dégivrage sur l’aire de trafic) [30]
    • Accidents de transport terrestre et zones de livraison pour camion
    • Réservoirs de mazout (résidences privées)
    • Zones de commerces et industrielles, selon l’activité (centrale thermique, usine de béton bitumineux, zones de stationnement)
  • Lieux d’élimination de neige usée et routes (sels de déglaçage)
    • Selon une étude hydrogéologique réalisée entre 2003 et 2005 [31], on note une légère augmentation des minéraux lorsque les puits sont situés près des routes et dans les sites d’entreposage de neige usée.
    • En période hivernale, le sol est gelé et l’eau ruisselle dans les canaux ou directement vers la mer au lieu de percoler, alors il semble que l’utilisation de sels de déglaçage ne constitue pas une source de contamination des nappes (le risque varie toutefois selon la fréquence des cycles de gel/dégel). Le MTQ utilise 2400 tonnes de sel sur les routes pour les gros hivers. La municipalité en utilise environ 3000 tonnes [32].
  • Pesticides ou engrais chimiques utilisés en agriculture ou sur les terrains privés
    • L’agriculture occupe environ 1000 ha sur les 20 000 ha du territoire, incluant les dunes. Seulement 15 ha des sols environ sont fertilisés à l’aide d’engrais de synthèse (idem pour pesticides). Lorsqu’on fait le bilan des apports en engrais et pesticides par rapport aux superficies fertilisées, on se situe près du seuil de remplacement de ce que les plantes prélèvent. Il s’agit donc d’une agriculture très extensive par rapport à ce qui se fait ailleurs [33].
    • L’impact de la pollution des cours d’eau, du littoral ou des zones coquillières par les déjections animales (élevages de moutons et bovins) est soulevé. L’effet filtrant du sol (95%) atténuerait toutefois la dispersion de ce type de contaminants (les tuyaux d’égouts, quant à eux, se déversent souvent directement dans la mer ou dans les cours d’eau) [34].
      Contaminants
  • Eaux usées résidentielles:
    • Moins de 30 % [35] des habitations de la municipalité sont raccordées au réseau d’égouts, donc 70 % des habitations utilisent des installations septiques autonomes. À Grosse-Île et à l'Île-d'Entrée, 100 % utilisent des installations septiques autonomes.
    • À Fatima, à l'Étang-du-Nord, sur les îles du Havre Aubert et du Havre aux Maisons, le réseau d’égouts est encore en bon état, car construit au cours des années 1990. Pour Cap-aux-Meules, son état varie de « mauvais » à « très bon » selon le type de sol, le type de conduite et l’utilisation de la conduite.
    • Une certaine proportion de la population non raccordée (non connue de façon précise) utilise des puisards ou des installations inadéquates [36]. Certains de ces rejets peuvent contaminer les nappes. La municipalité évalue que le 3/4 des habitations non raccordées au réseau ont des installations septiques conformes [37].
    • La municipalité n’a pas les ressources pour vérifier la conformité de l’ensemble des installations septiques. Ainsi, les inspecteurs municipaux n’interviennent auprès des usagers qu’à la suite de plaintes ou lors de nouvelles constructions.
      Eaux usées

2.6. Contamination directe d’un puits privé ou public

  • Il arrive qu’un puits privé ou public soit contaminé directement lors de l’installation, de réparations ou d’échantillonnage.

3. Pressions futures à considérer

  • Les risques (non connus) associés à un éventuel projet d’exploration et d’exploitation de gaz naturel sur terre. Aujourd’hui, la loi n’oblige aucune évaluation d’impact pour que ce type de projet puisse avoir lieu.
  • L’urbanisation, la coupe du couvert forestier, le remblai des milieux humides et la construction d’infrastructures peuvent entraver l’alimentation et la capacité d’emmagasinement des nappes d’eau souterraines, ou drainer et modifier l’écoulement de l’eau souterraine. Les aires d’alimentation des puits projetés n’ayant pas été définies à l’avance (dans le schéma d’aménagement ou le plan d’urbanisme), on peut envisager que ces pressions évolueront.

4. Aspects globaux à prendre en compte

4.1. Changements climatiques

  • L’avis d’un hydrogéologue devrait être recueilli sur cette question.
  • Modifications de la dynamique du réseau hydrographique à prendre en compte, notamment due à la hausse du niveau de la mer. Risque potentiel lié à la remontée des nappes, qui pourraient dans certains secteurs atteindre les sols contaminés.
  • « S’il y a une hausse du niveau de la mer, il devrait y avoir aussi une hausse de la nappe phréatique. Comme le grès est perméable, le réservoir aquifère est en mouvement. Il n’y aurait donc pas intrusion des eaux marines dans les aquifères côtiers. Par ailleurs, s’il y a érosion du grès sur le littoral, les nappes s’écoulent du centre des Îles vers la mer, alors il y aura toujours de l’eau au centre de l’ile, à condition que les réservoirs continuent à être alimentés par les précipitations » [38].
  • Les scénarios climatiques n’anticipent pas une tendance à la baisse des précipitations pour le golfe du Saint-Laurent mais un accroissement de leur variabilité, avec des périodes de pluies intenses plus fréquentes.

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Le diagnostic comprend le bilan des actions passées, le risque et ses impacts, les enjeux associés et les options stratégiques pour y répondre. 

1.
Entretiens avec Jean A. Hubert (Municipalité des Îles).
2.
Groupe Madelin’EAU (2004).
3.
Table sectorielle du 12 janvier 2011, dans le cadre du PSIE-1.
4.
L'extension du réseau d’aqueduc est envisagée pour les citoyens des secteurs de la Montagne et de l’Étang-des-Caps à Bassin.
5.
Table sectorielle du 12 janvier 2011, dans le cadre du PSIE-1.
6.
Journée réflexion du 17 juin 2010, dans le cadre du PSIE-1.
7.
Table sectorielle du 12 janvier 2011, dans le cadre du PSIE-1.
8.
Table sectorielle du 12 janvier 2011, dans le cadre du PSIE-1.
9.
Groupe Madelin’EAU (2004). | La qualité de l’eau des nappes souterraines a été analysée en 2005, et les concentrations des différentes composantes organiques ont été décrites.
10.
Entretiens avec Jean A. Hubert (Municipalité des Îles).
11.
Entretiens avec Jean A. Hubert (Municipalité des Îles).
12.
Entretiens avec Jean A. Hubert (Municipalité des Îles).
13.
Pointe-aux-Loups : 5,4 mg/L, Grosse-Île : 1,92 mg/L, île de la Grande Entrée : 2,75 mg/L, île d’Entrée : 3,74 mg/L (considérant que 1 mg/L correspond au bruit de fond des eaux naturelles) (Madelin’EAU, 2004) et entretiens avec Jean A. Hubert (Municipalité des Îles).
14.
Ces données proviennent de la différence entre les lectures prises sur les compteurs aux puits et au réservoir d’un réseau donné pour les dates du 1er janvier de chaque année. Ces données représentent donc la consommation des 11950 personnes raccordées au réseau d’aqueduc.
15.
Entretiens avec Jean A. Hubert (Municipalité des Îles), site internet du Programme d’économie d’eau potable de Réseau Environnement : http://www.reseau-environnement.com/peep/. Les données sur la consommation au Québec et au Canada proviennent de http://www.mddep.gouv.qc.ca/eau/consultation/themes3.htm
16.
Communication personnelle, Robert Robitaille (MAPAQ).
17.
Un projet de commercialisation d’eau de source à des fins commerciales a déjà été développé, mais il semble qu’il ait avorté (Table sectorielle du 12 janvier 2011, PSIE-1).
18.
Groupe Madelin’EAU (2004).
19.
En 2004, la répartition des captages municipaux était responsable d’une exploitation intense et localisée de la ressource. Dans les secteurs de Lavernière et de Cap-aux-Meules, plus de 40 % de la recharge est déjà interceptée. En terme de quantité d’eau, ce chiffre pourrait laisser supposer qu’il reste encore dans ces deux zones environ 60 % de ressource renouvelable exploitable. Ceci n’est pas le cas puisque ces 60 % de recharge non interceptés servent à maintenir la position actuelle du biseau salé, en « refoulant » vers la mer et vers le fond les eaux salines. Il en va de même pour les secteurs vierges où l’on ne peut envisager de capter toute la ressource disponible. En positionnant de façon optimale les puits de captage, on pourrait espérer capter dans ces nouveaux secteurs aussi 40 % de la ressource renouvelable disponible (Groupe Madelin’EAU, 2004).
20.
Entretiens avec Jean A. Hubert (Municipalité des Îles). Ces données proviennent du rapport de Madelin’EAU (2004).
21.
Entretiens avec Jean A. Hubert (Municipalité des Îles).
22.
Entretiens avec Jean A. Hubert (Municipalité des Îles).
23.
Dans le rapport (page 28), on mentionne que les fuites d’eau sont exprimées selon différentes présentations : les volumes d’eau perdus (débit en m³/d ou m³/h) ; l’ampleur des pertes en fonction de la longueur des réseaux (m³/d.km de conduite) ; en pourcentage de l’eau distribuée.
24.
Selon le Guide de conception des installations de production d’eau potable, lequel reproduit des références de l’American Water Works Association (AWWA), les valeurs de référence pour évaluer la performance des réseaux d’aqueduc sont les suivantes :
  • Critères Fuites (m³/d.km de réseau) : Objectif pour l’ensemble d’un réseau, 10 à 15 ; Secteur en très bon état, 5 à 10 ; Secteur en mauvais état, 20 et plus ; Limite technique de détection, 5.
  • On peut aussi apprécier les fuites à partir des volumes d’eau non comptabilisés. L’AWWA a aussi fixé un objectif de 10 % d’eau non comptabilisé, ce qui situe un objectif de réduire les fuites à 7 % ou 8 % de l’eau distribuée.
  • La note 9 est : % eau non comptabilisé = (eau distribuée - eau consommée) divisé par eau distribuée. (L’eau non comptabilisée inclut les fuites et les autres pertes d’eau inconnues)
25.
Table sectorielle du 12 janvier 2011, dans le cadre du PSIE-1.
26.
L'eau douce, dont la densité est plus faible, flotte sur l’eau salée, en équilibre hydrostatique.
27.
Année à vérifier dans une prochaine version du PSIE
28.
Agglomération des Îles-de-la-Madeleine, Schéma d’aménagement et de développement révisé (2010) et entretiens avec Jean A. Hubert (Municipalité des Îles).
29.
Côté et al. (2008), Gagnon (1998).
30.
L’urée n’est plus utilisée. Ce produit a été remplacé par le sodium formiate qui n’est pas toxique. | Sur l’utilisation du glycol et sur sa dispersion dans l’environnement, voir http://www.tc.gc.ca/fra/aviationcivile/publications/tp14052-chapitre13-1818.htm
31.
Groupe Madelin’EAU (2004) et entretiens avec Jean A. Hubert (Municipalité des Îles).
32.
Journée de réflexion du 17 juin 2010, dans le cadre du PSIE-1.
33.
Entretien avec Robert Robitaille (MAPAQ).
34.
Table sectorielle du 1er décembre, dans le cadre du PSIE-1.
35.
4250 habitations ont un système autonome de traitement des eaux usées (fosses septiques), sur environ 6000 (http://www.mddep.gouv.qc.ca/eau/regions/region11/11-gaspesie.htm).
36.
Plusieurs installent par exemple des sorties (tuyaux) qui déversent plus loin (Table sectorielle du 12 janvier 2011, dans le cadre du PSIE-1).
37.
Ces données sont estimées à partir de constats lors des vidanges des boues de fosses septiques, à la suite des demandes de permis d’installation septiques ou lors de visites sur le terrain. Ce chiffre n’a jamais été précisé, ni actualisé. (Entretiens avec Jean A. Hubert, Municipalité des Îles).
38.
Entretiens avec Jean A. Hubert (Municipalité des Îles).
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